La honte, poison de l’amour

La honte, poison de l’amour

En ces temps de crise et de croissance du chômage, comment croire que ces situations dramatiques n’auront aucune conséquence sur la vie intime des personnes impactées et, par ricochet, de leur entourage direct ?

Le cloisonnement entre vie professionnelle et vie personnelle, déjà si peu crédible en temps normal, s’effondre naturellement.

Dans les faits, le deuil professionnel suit vraisemblablement les mêmes étapes que le deuil relationnel, selon une courbe d’abord descendante – sidération et déni, colère et marchandage intérieurs, tristesse – puis ascendante – expérimentation, décision et intégration du changement. 

Mais il peut aussi, avant son terme, s’accompagner d’une émotion complexe et pernicieuse : la honte. 

Complexe parce qu’elle procède de la combinaison de deux émotions primaires : la peur et la tristesse. 

Pernicieuse parce qu’elle se reflète dans le regard d’autrui, ou du moins dans l’interprétation qu’on en a, et qu’elle s’attaque à l’identité même de l’être, et non à ses actes, comme la culpabilité. 

Car la honte naît d’une situation bien involontaire, dont on n’est pas coupable, elle vous taraude, plus encore en société, et vous ravage de l’intérieur, comme si toute la construction de Soi s’effondrait, tel un immeuble à la suite d’un tremblement de terre. Elle nous renvoie surtout à une blessure fondamentale : l’humiliation.

Au sein d’un couple, plaquée en miroir dans le regard de l’Autre, elle sape la relation et détruit la complicité. 

Pire encore, quand elle n’est pas provoquée par un événement exogène comme le chômage, mais quand elle naît de complexes physiques, intellectuels, ou sexuels, enfouis et ruminés depuis longtemps, la honte empoisonne la confiance en soi. 

En attaquant ainsi les fondements intimes de l’identité, elle affaiblit notre capacité d’aimer et d’entretenir une relation durable. 

Difficile d’en sortir sans une aide professionnelle – ne serait-ce que pour prendre un peu de recul et bénéficier d’une écoute neutre, active et bienveillante – qui explore toutes les possibilités d’un changement ! 

À l’instar de  la peine, plus on partage la honte, plus elle a de chances de diminuer. 

Aussi est-ce l’une des missions du coach de proposer un accompagnement sur mesure qui permette de la traverser, afin de la surmonter, voire l’éradiquer. 

Une action conjuguée avec un autre professionnel – qu’il soit médecin, psychologue, kinésithérapeute, ostéopathe, hypnothérapeute, sexologue, sophrologue…- est parfois nécessaire et pourra être envisagée, selon les besoins. 

N’attendez pas pour sortir de cet enfer de la honte, il n’est jamais trop tard pour s’en extraire et pour s’autoriser enfin à aimer.

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